dimanche 22 janvier 2012

«Secours routier» , un magnifique raté d'il y a très longtemps


"Secours routier(s)" , terme inventé (?) en Suisse à une époque où personne ne savait ce qu’étaient les secours d’urgence (les ambulances étaient des sortes de taxis équipés pour voyager couché, alors que les ambulanciers n’étaient que des brancardiers),  faisait partie quelques années plus tard d’un quarteron de termes et de notions qu’il fallait examiner et affiner, préciser, franciser, comme corollaire aux efforts pour faire rattraper à la Suisse son retard en matière de secours d’urgence, précisément.
Le sens donné à "Secours routier" par ses inventeurs, auteurs d’une traduction au hasard du terme allemand "Strassenhilfe", était donc: les services de dépannage et de remorquage (du TCS - et de l’ACS, à l’époque).
Aujourd’hui, le TCS prétend conserver ce terme, "parce qu’il a toujours existé", pour désigner les services répondant au n° abrégé 140 . On trouve ce terme dans les annuaires de téléphone, les cabines, les journaux. 
"Secours routier" ? C’est ainsi que l’on appelle aujourd’hui dans les pays francophones l’action des pompiers et des ambulanciers (et bien sûr des services médicaux spécialisés, quand il y en a) en cas d'accident de la route. Parmi les pays francophones, il y a... le canton du Jura, qui a depuis 1985 un service des pompiers (pour la désincarcération) appelé "Secours routier" .
Et ce terme commence à être utilisé dans les cantons voisins de celui du Jura (Berne et Neuchâtel, en l'occurrence), ainsi qu'à la Fédération suisse des sapeurs-pompiers.


Après mes démarches de 2005  (2 lettres à une délégation ad hoc de chacun des gouvernements des cantons de Suisse occidentale) :
C'est l'administration cantonale vaudoise qui, seule, s'est véritablement intéressée à ce dossier, par son Service de la santé publique.
Après ma lettre du 4.5.2005, ce service, sans prendre position sur le bien-fondé de mes appréciations concernant l'acception "técéiste" du terme secours routier, a répercuté les constats des praticiens de la centrale 144 vaudoise:  aucun appelant n'aurait été induit en erreur par l'appellation secours routier, et, par cela, aurait perdu du temps avant de joindre le 144  (lettre du 27.7.05).
Après ma lettre du 1.10.2005, ce service a écrit à l'Interassociation de sauvetage [IAS] (qui est donc l'organisme faîtier suisse pour les secours d'urgence), pour qu'elle prenne position sur mes remarques (lettre du 14.11.05). 


La réponse de l'IAS se fait encore et toujours attendre. 



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